Protocole pour l’achat d’un 2è scanner.

Un scanner pour compléter l’offre de soins du Pôle de santé bergeracois

Trois mois pour une IRM, un mois pour un scanner. Les délais d’attente auxquels sont soumis les Bergeracois sont trois fois supérieurs à la moyenne nationale.

Qui elle-même dépasse déjà les 34 jours pour une IRM et les dix jours pour un simple scanner. Conséquence, chaque année, 40 % des patients bergeracois s’adressent à l’hôpital de Libourne pour ces examens.
Une tendance lourde contre laquelle veut aujourd’hui lutter le Pôle de santé bergeracois, dans lequel se retrouvent le centre hospitalier Samuel-Pozzi et la clinique Pasteur, respectivement dépositaires d’un scanner et d’une IRM.

Un million d’euros investis
Ainsi, les deux établissements ont tenu à soutenir les radiologues bergeracois dans l’acquisition d’un deuxième scanner, celui de l’hôpital n’étant pas en mesure d’absorber à lui seul toute la demande. « Un protocole d’accord a été signé entre les radiologues libéraux et le centre hospitalier pour accompagner la démarche en cours », glisse Christian Delavaquerie, le directeur de l’hôpital. Compte tenu de la charge financière qui devra être supportée par les praticiens, environ 600 000 euros, la clinique a pris l’engagement de financer le bâtiment censé abriter le nouvel appareil : 400 000 euros vont ainsi être débloqués pour aménager les 200 m² nécessaires à l’extension de l’actuel service de radiologie. Le permis de construire devrait être déposé avant la fin du mois, laissant présager une ouverture au public des locaux dans le courant du premier semestre 2012. « Nous allons veiller à ce que les travaux ne prennent pas de retard », promet Frédéric David, le directeur de la clinique Pasteur. « Il est important que les radiologues puissent disposer au plus vite du matériel. »

Des emplois seront créés
Le jeu en vaut la chandelle. D’après les estimations réalisées par les médecins bergeracois, la présence de ce nouveau scanner devrait permettre de « garder sur le territoire environ 60 % de patients bergeracois en plus, soit près de 6 000 personnes, pour des examens de nature très diverse », indique le directeur de la clinique.
Les « semi-urgences » qui, jusque-là, pâtissaient le plus des délais d’attente à rallonge, vont pouvoir enfin être traitées sur place. « Les personnes auxquelles le médecin prescrit des examens complémentaires ne seront plus obligées d’aller à Libourne », se réjouit Frédéric David. Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, il est prévu aussi des créations d’emplois sur le service. De l’ordre de quatre temps plein, au minimum. « Il y aura probablement du personnel recruté pour la manipulation et de l’accueil. » © 15.10.2011 – Sud Ouest -Émilie Delpeyratwww.sudouest.fr