Une nouvelle IRM en 2013 et de nombreux projets

Pasteur a de vrais atouts

Lionel Combes, 34 ans, succède à Frédéric David à la tête de la clinique Pasteur. Il s’est fixé pour but de développer la chirurgie, l’hospitalisation à domicile et l’unité de soins de suite et de réadaptation.

© 29.12.2012 – Émilie Delpeyrat – Sud Ouest – La clinique Pasteur a un nouveau directeur : Lionel Combes, 34 ans, originaire de Bordeaux, une ville à laquelle il est très attaché. Après avoir passé deux ans à la tête de la clinique du Louvre à Paris, l’homme met désormais son expérience au service de l’établissement privé bergeracois. Entretien.

« Sud Ouest ». Par quel hasard êtes-vous arrivé à Bergerac ?
Lionel Combes. J’ai assuré pendant deux ans la direction d’une clinique à Paris, la clinique du Louvre, qui appartient au même groupe que Pasteur, à savoir Médi-Partenaires. L’opportunité de diriger, dans une région qui m’est chère, un nouvel établissement plus complet que le précédent, qui proposait essentiellement de l’ambulatoire, s’est présentée à moi. J’ai saisi l’occasion.

Votre prédécesseur s’est parfois vu reprocher de ne pas être du sérail. Vous en êtes davantage ?
Avant de prendre la direction de la clinique du Louvre, j’ai travaillé pour l’industrie pharmaceutique. J’y ai occupé pendant plusieurs années un poste d’ingénieur en logistique, ce qui m’a beaucoup apporté. Ma mission m’a amené à devenir polyvalent dans des domaines aussi variés que la gestion des réseaux, le management ou encore la maintenance des outils. La fonction de directeur de clinique exige la même polyvalence, avec les relations humaines en priorité.

Quelles sont vos ambitions pour la clinique Pasteur ?
Je souhaite avant tout développer les trois points forts de la maison : la chirurgie, l’hospitalisation à domicile (HAD) et l’unité de soins de suite et de réadaptation. Je milite également pour que la clinique Pasteur participe pleinement aux échanges entre les collectivités, les associations et les établissements sanitaires, médico-sociaux, médicaux et paramédicaux du Bergeracois. Nous avons, entre autres, apporté notre contribution à la rédaction du futur contrat local de santé, et participé à l’organisation de diverses opérations comme la journée de la dépendance ou celle de l’hygiène des mains. Je considère cette démarche sanitaire et médico-sociale essentielle.

Les patients de la clinique doivent-ils s’attendre à des nouveautés en 2013 ?
Oui. L’arrivée d’un nouveau scanner est prévue pour l’année 2013. Les travaux du bâtiment qui doit l’abriter vont commencer dès le mois de janvier. La clinique assure leur financement. L’aménagement et l’achat du scanner restent, eux, à la charge du groupement des radiologues bergeracois.

Vous êtes sans doute le premier à vous féliciter de l’installation imminente de ce nouvel appareil…
C’est une bonne nouvelle pour la clinique, qui héberge déjà une IRM (imagerie par résonance magnétique, NDLR), de la radiologie conventionnelle et de l’échographie. Il va de soi qu’un élargissement de l’offre de soins est toujours le bienvenu.

L’établissement devrait conserver sa côte de confiance auprès des Bergeracois…
C’est important de garder une image forte pour la clinique Pasteur. C’est aussi dans ce but que notre structure a obtenu une certification auprès de la Haute Autorité de la santé, qui atteste de la qualité de ses services. Cette certification évalue à la fois la bonne organisation des soins et la capacité à rebondir en cas de problème…

La démographie médicale donne des signes constants d’affaiblissement dans le Bergeracois. La clinique rencontre-t-elle des problèmes pour recruter ses spécialistes ?
Les étudiants diplômés de médecine préfèrent pour la plupart s’installer dans les capitales régionales où ils ont suivi leur cursus universitaire. Mais, pour l’heure, la clinique ne rencontre pas de difficultés majeures. Elle cherche il est vrai activement un spécialiste de la chirurgie viscérale et un autre de l’orthopédie, mais elle le fait dans une perspective de développement et non dans l’urgence d’un départ à la retraite.

Des candidats en vue ?
Nous avons reçu un certain nombre de candidats jusqu’ici, mais aucun choix n’a été arrêté. Nous ne sommes pas à court d’arguments pour convaincre les spécialistes de venir travailler chez nous. Pasteur a de vrais atouts. Nous mettons en avant à la fois le potentiel de l’établissement et la qualité du cadre de vie.

© 29.12.2012 – Émilie Delpeyrat – Sud Ouest – www.sudouest.fr