Bergerac : La clinique vient de s’attacher les services d’un troisième orthopédiste

 

© Sud-Ouest – Emilie Delpeyrat – 21.04.2015 – La démographie médicale du Bergeracois reste fragile. Mais les efforts engagés par les professionnels pour tenter de consolider l’offre de soins commencent à porter leurs fruits. En marge du Pôle de santé de Bergerac et de la Communauté d’agglomération bergeracoise (CAB) qui travaillent à l’installation de nouveaux médecins généralistes, la clinique Pasteur vient en effet de s’attacher les services d’un troisième orthopédiste en la personne du docteur Carlos Ferrer.

Après quinze ans de clinicat sur Paris et plus récemment sur Chinon, dans le Val de Loire, ce médecin de 50 ans arrive à la clinique avec la promesse d’une spécialité nouvelle, jusqu’ici impossible à trouver en Dordogne : les soins de l’épaule. Vincent Denoyer et Xavier Beauchamp, les deux  » orthos  » historiques de la maison,  » opéraient déjà les pieds, les genoux, les hanches, les mains ou encore les coudes, mais pas les épaules « , explique Lionel Combes, le directeur de Pasteur, tout à sa satisfaction de voir l’offre de soins de la clinique s’élargir.  » Trouver un spécialiste a été long, mais le résultat est là : les patients périgourdins n’auront plus besoin de se déplacer systématiquement sur Bordeaux pour se faire opérer de l’épaule.  »

 » Travailler rapidement « 

Carlos Ferrer, qui maîtrise notamment l’arthroscopie, une technique de pointe qui permet d’opérer l’épaule sans ouvrir les chairs, aurait très bien pu s’installer sur Bordeaux, où sa femme travaille comme directrice financière d’un établissement hospitalier. Mais il a préféré Bergerac pour des raisons qui tiennent d’abord au fonctionnement du monde de la médecine.  » Il y a souvent beaucoup de professionnels déjà installés dans les grandes villes et il faut souvent attendre trois à quatre ans avant de pouvoir commencer à travailler, explique la nouvelle recrue de Pasteur. Or, j’avais envie de me mettre dans le bain tout de suite et Bergerac m’offrait cette possibilité.  »

Bien que séparé de sa famille la semaine, Carlos Ferrer ne regrette pas son choix. La clinique, avec laquelle il a passé un contrat d’exercice – à la différence des médecins hospitaliers, l’orthopédiste n’est pas salarié de la structure – a mis à sa disposition une salle d’opération refaite à neuf l’été dernier, et des effectifs en nombre suffisant.  » Toutes les conditions sont réunies pour accueillir les patients dans de bonnes conditions « , se félicite Carlos Ferrer, qui goûte aussi au confort de pouvoir travailler dans une équipe de spécialistes resserrée, mais solidaire.  » Dans les grands établissements, vous pouvez vous retrouver noyé dans la masse, déclare ce spécialiste. Ici, c’est tout le contraire, les professionnels font preuve de coopération entre eux et vous pouvez participer à un vrai projet médical.  »

 » Un cercle vertueux « 

Prochaine étape pour le nouveau venu : établir des liens de confiance avec les médecins généralistes du bassin de vie bergeracois.  » La démographie médicale d’un territoire, c’est l’histoire d’un cercle vertueux, il faut que les médecins traitants puissent s’appuyer sur la présence de spécialistes et inversement « , conclut Carlos Ferrer.

© Sud-Ouest – 21 avril 2015 – Emilie Delpeyrat  www.sudouest.fr